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Drs MAILLARD

Rencontre avec Mme et Mr Maillard, Pharmaciens d’Officine à Crouy-sur-Ourcq

 

Pouvez-vous vous présenter et nous résumer votre parcours ? 

Mme Maillard : je suis pharmacienne, diplômée en 1998, à Reims. J’ai été assistante quelques années, puis je me suis installée en officine à Crouy sur Ourcq en 2004.

Mr Maillard : je suis pharmacien, diplômé en 1997, à Reims. J’ai été 7 ans assistant à Reims, puis me suis installé à Crouy sur Ourcq en 2004.

 

Comment avez vous été amenés à vous impliquer dans le projet de maison de santé de Crouy et pourquoi ?  

En 2008, un médecin généraliste a arrêté définitivement son activité. Il était installé à 7-8 km de Crouy mais avait une importante patientèle sur la commune et les environs. Avec une infirmière libérale, nous nous sommes inquiétés de l’offre de soins sur la commune. Un patient nous a mis en contact avec une association de maison de santé, à Paris. Nous avons rencontrés tous les professionnels de santé, dont 4 médecins, avec l’idée de travailler tous ensemble. Nous savions que sans cette organisation, il serait difficile d’attirer de jeunes médecins, et que le problème ne ferait que s’aggraver.  Tous ont répondu à l’appel. Nous avons démarré le dossier et est apparu le projet « 250 maisons de santé en milieu rural ». Nous avons répondu à cet appel à projet et nous avons poursuivi les réunions, avec un architecte. La construction a commencé début 2013. La mairie s’est occupée du terrain avec la communauté de communes. La maison de santé à ouvert en 2017.

 

Quels ont été les principaux moteurs de ce projet ? 

La peur de ne plus avoir de médecin généraliste. Tous avaient entre 60 et 65 ans. Mais aussi la volonté de travailler ensemble, de se connaître mieux. Nous perdons tous énormément de temps quand nous devons nous joindre. Une maison de santé c’est aussi un centre ou l’on peut se contacter avec un logiciel pour communiquer.

 

Quelles difficultés avez vous rencontrées ? 

La constitution des dossiers est très complexe et chronophage. Sans l’aide de l’association parisienne des maisons de santé, rien n’aurait été possible. Le projet a pris beaucoup de temps. Trop de temps. Au fil du temps, comme nous le craignions, des médecins sont partis à la retraite, d’autres professionnels se sont démotivés.

  

Qui la compose actuellement ?

 Nous n’avons plus de médecin. Il y a 3 infirmières, un kiné, une sage femme, une pédicure, un orthophoniste, une psychomotricienne, un audioprothésiste. Une diététicienne est partie faute de médecin. Nous croisons les doigts… un médecin a répondu à l’appel, à temps partiel, pour le début de l’année 2021.

 

Comment vous êtes vous organisés pour la première crise Covid ? 

Nous avons eu beaucoup de questions de la population sur l’ouverture des cabinets mais il n’y a pas vraiment eu d’organisation. … La mairie a fermé ses portes, mais s’est occupée de rendre visite aux patients isolés. Par ailleurs, la distribution de masques confectionnés en tissu s’est mise en place rapidement… mais l’organisation de cette distribution n’a pas été aisée. Nous avons équipé les commerces en protections plexiglass, et les règles de distanciation ont été intégrées petit à petit.

 

Le manque de matériel a beaucoup été rapporté. Quelles ont été vos difficultés quelles solutions avez vous pu trouver ? 

Nous avions les stocks de masques de la grippe H1N1. Nous avons dépanné l’EHPAD. Nous avons eu beaucoup de dons et des personnes ont proposé leur aide pour fabriquer des masques, des visières. Nous avons eu des difficultés pour avoir des solutions hydro alcooliques mais nous en avons produit dès que cela a été autorisé.

 

Avez-vous eu des actions particulières vis à vis des EHPAD ? Lesquelles ? 

Nous avons un EHPAD de 67 places, avec 60 résidents en moyenne. Les mesures d’isolement ont été rapidement prises, les visites interdites. Nous avons fourni les médicaments. Il n’y a pas eu de problème particulier.

 

Quels points positifs retenez-vous de cette expérience ? 

Le soutien des patients et beaucoup de dons matériels.

 

Quels points d’amélioration ? 

Imaginer une coordination mieux structurée. La distribution du matériel s’est fait chez un particulier. Il n’y a pas eu assez de suivi à domicile, certains patients restant très isolés. Nous avons gardé l’accueil à la maison de santé pour renseigner les patients.

 

Pour la deuxième vague, les difficultés sont elles les mêmes ? 

Il manque toujours le médecin qui doit être l’élément moteur et décisionnel.  Le port du masque est assimilé, la protection de base est assurée. Mais il y a beaucoup de questions sur les tests. Nous recevons un flux important d’appels sur les tests, en plus des appels habituels sur les traitements. Il devrait se mettre en place une régulation en amont pour les tests, avec des arbres décisionnels. Les infirmières assurent des permanences pour les tests PCR, à la maison de santé. Nous nous formons pour faire les tests antigéniques à la pharmacie.

 

Comment avez vous été amenés à travailler avec le réseau GOSPEL ? 

Nous avions été à des réunions sur la cancérologie avec le réseau UniK. Plusieurs personnes de la Maison de Santé ont assisté à des réunions et se sont formés à l’éducation thérapeutique avec le réseau.

 

Comment voyez vous le travail avec le DAC ? Qu’en attendez vous ? 

Notre rôle est surtout de faire des signalements et de mettre en relation les familles de patients avec le DAC. Nous voyons apparaître des problèmes chez des patients âgés, assez tardivement. Nous avons besoin de coordination, surtout avec les équipes de gériatrie.

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